Quels matériaux pour la construction ?

Le béton est le matériau manufacturé le plus utilisé. On met en œuvre en France chaque année 60 millions de m3 de béton, soit 1 m3 par habitant. Le béton moderne contient moins de 10% de ciment, le reste étant du sable et du gravier. Alors que le parpaing (moellon de béton) et la brique creuse ont été largement utilisées après la fin de la seconde guerre mondiale, de nouveaux matériaux sont aujourd’hui nécessaires pour satisfaire aux nouvelles normes d’isolation. Lire la suite

Les transports de demain

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14litres Batteries et agro-carburants pour les transports

Le moteur à explosion est une invention du 19 ème siècle, place aux nouvelles inventions !

Rien qu’en France 150 000 tonnes de pétrole partent chaque jour en fumée dans les moteurs ! Dans le monde, 8 milliards de litres !  Et le nombre de voitures dans le monde ne cesse d’augmenter ! De plus, dans un moteur à explosion seuls 25% environ de l’énergie contenue dans l’essence ou le gasoil sert à faire tourner le moteur. L’essentiel de l’énergie part en chaleur, alors que chaque litre d’essence libère 1 200 litres de CO2.

A l’avenir comment remplacer ce pétrole (et autres fossiles) ?

  • Par de l’électricité : de nombreux véhicules seront électriques si le prix des batteries devient compétitif. Mais il faudra alors augmenter la capacité de production d’électricité : si on remplaçait tous les réservoirs d’essence par des batteries,  la consommation d’électricité augmenterait de180 TWh d’électricité  par an, rien qu’en France1 , c’est-à-dire  qu’il faudrait augmenter d’un tiers la production électrique française actuelle.
  • Par des agro-carburants, de l’hydrogène ou du méthane, produits massivement de façon durable. Cela sera peut-être possible par l’utilisation de micro-algues.

Mais dans tous les cas, la solution sera plus facile à trouver si la consommation d’énergie diminue, en baissant la part de la voiture dans nos déplacements avec des transports en commun par exemple !

velo electrique Le vélo électrique

Il y a plus de 100 millions de vélos électriques en Chine !

La bicyclette est le moyen de transport le plus économique.  Elle utilise la force musculaire. Avec une assistance électrique, elle reste faite pour les petits trajets. Par définition sa vitesse est limitée à 25 km/h. La batterie (2 à 3 kg) possède une autonomie proche de 50 km, elle est capable d’absorber les côtes les plus raides, et le prix de l’électricité est inférieur à 1 euro les 1000 kilomètres.  En comptant le prix du vélo et de la batterie, le prix du  km est inférieur à 3 centimes ! Elle est utile à la campagne et zones peu denses, par les chemins et petites routes. En ville, il faut des adaptations : parkings sécurisés, bornes de recharge, voies aménagées pour les cycles.

voiture basse consommation La voiture basse consommation

Une automobile consomme entre 20 et 40 fois ce que consomme un vélo pour parcourir la même distance, à cause de son poids et de sa vitesse bien plus grande.

Plus la voiture est légère, moins elle a d’inertie,  et moins elle a besoin d’énergie à l’accélération. Réduire la masse des voitures permet de réduire leur consommation. Mais ce n’est pas la seule façon de la réduire.

Par exemple les pneus dissipent de l’énergie en changeant de forme quand ils roulent, les pneus « verts » permettent une réelle économie. L’arrêt du moteur aux feux rouges constitue aussi un gain en ville. Mais l’hybridation permet d’envisager des réductions encore plus importantes de la consommation2

voiture hybride La voiture hybride

Une voiture hybride électrique possède deux moteurs : un moteur à essence et un moteur électrique.

La  Prius de seconde génération, qui fait référence dans le domaine rejette environ 90 grammes de CO2 dans un circuit urbain : son moteur électrique prend le relais dans les embouteillages, dans les accélérations, … et la batterie qui l’alimente se recharge au freinage : l’énergie de la vitesse, plutôt qu’être perdue en chaleur dans les freins, est convertie en électricité et recharge la batterie. Pour ceci,  il n’est besoin que d’une batterie capable de stocker 2 ou 3 kWh. En technologie NiMH, elle ne pèse que 30  kg.  Elle offre une autonomie très réduite de quelques kilomètres, mais l’intérêt est ailleurs :  la gestion astucieuse de l’énergie permet de réduire la consommation de carburant d’un facteur 2 en ville ainsi que les émissions de CO2.

Mais sur l’autoroute seul, le moteur thermique fonctionne, et l’hybridation n’apporte aucun avantage sur la consommation ou le rejet de CO2.

La voiture hybride chargeable

Les batteries faisant encore des progrès, elles  permettront, pour quelques kilogrammes de plus, une autonomie de 30 à 40 km. Les voitures hybrides pourront être rechargées à l’arrêt, pour ne rouler que sur batterie, en ville. Ce sont les hybrides chargeables ou hybrides « plug-in ».

La voiture hybride à air comprimé

Une variante de la voiture hybride consiste à utiliser l’air comprimé pour stocker l’énergie perdue au freinage. La capacité d’une bombonne de 80 litres pouvant supporter une pression de 300 bars (environ 300 fois la pression atmosphérique), est de l’ordre de  3 kWh3. Mais lorsque l’on comprime l’air, il chauffe, et lors qu’il se détend il refroidit, et seule une partie de l’énergie peut être convertie en énergie de mouvement, pour quelques kilomètres.  L’autonomie d’une voiture fonctionnant uniquement à l’air comprimé est très réduite. Mais dans un système hybride elle permet d’économiser plus de 30 % de carburant en ville.

Pour ce qui est du prix,  pour l’instant, les véhicules hybrides, quel que soit leur nature, sont plus chers que les véhicules conventionnels.

voiture electrique La voiture électrique est-elle propre ?

En France, 80 % des trajets sont inférieurs à 80 km. La voiture électrique y est très bien adaptée. Mais est-elle vraiment plus propre ?

D’abord combien consomme-t-elle ? Une voiture consomme entre 20 et 40 fois l’énergie d’un vélo. Pour les trajets inférieurs à 150 km, un réservoir de 30 kWh suffit, comme une batterie au lithium-ion de 200 kg.  Par contre l’autonomie décroit si les phares, ou surtout le chauffage, sont utilisés. Le rechargement de la batterie s’effectue sur une prise électrique, et prend entre 6 à 8 heures à cause de la limitation du réseau électrique. Les batteries pourraient être chargées en moins d’une heure avec des bornes « flash » de 40 kW de puissance, mais le réseau ne serait pas capable de supporter que des dizaines de milliers de voitures se chargent à la même heure.  De plus ce type de charge rapide détériore la batterie (pour en savoir plus, à ce sujet, voir les recherches menées à l’IFFSTAR ).

Pour ce qui est du CO2, combien une voiture électrique en émet-elle  ? En fait, cela dépend de comment l’électricité est produite : avec du charbon, qui émet 1 000 g de CO2 par kWh électrique produit, une voiture Li-ion émet presque 250 g au kilomètre, contre moins de 160 g pour une voiture à essence moderne, et encore moins pour une voiture hybride, en ville.  En France et dans d’autres pays où la fabrication d’électricité émet peu de  CO2 (entre 45 et 85 g de CO2 en France selon l’heure), la voiture électrique a un impact positif.

Quant à l’ensemble du CO2 émis durant la construction et le recyclage, il représente des centaines de kilos de CO2 par an sur toute la durée de vie de la voiture, pour une voiture à essence comme pour une voiture électrique. Allonger la durée de vie des véhicules permet d’amortir l’impact de leur construction.

Le prix des voitures électriques est encore très élevé, à cause du prix des batteries. Diminuer la masse des batteries, allonger leur durée de vie, permettra de baisser leur prix et être compétitif.

Enfin un autre avantage de la voiture électrique est l’absence de rejets de polluants comme les oxydes d’azote ou les particules, en particulier en ville.

fille Le covoiturage

N’utiliser qu’une voiture, et voyager ensemble, c’est plus sympathique. Cela demande plus de souplesse, un peu plus d’organisation, mais quelle économie ! Une seule voiture qui se déplace au lieu de deux ou trois, ça fait une vraie différence à la longue !

bus Le casse tête des transports en communs

Un trajet en bus consomme 3 fois moins d’énergie qu’en voiture, et un trajet en train 6 fois moins.

L’usager se satisfait des transports collectifs lorsque le réseau est dense, dans des très grandes villes comme Paris. Ainsi il peut plus ou moins rapidement atteindre sa destination. Cela suppose de nombreux équipements qui, forcément, circuleront à vide, ou presque, aux heures creuses. Or un autobus, par exemple, qui ne circule qu’avec un ou deux passagers, consomme plus d’énergie et pollue plus qu’une voiture particulière transportant ceux-ci.

Dans les périphéries des villes, en grande banlieue – l’habitat est dispersé et un réseau de transports en commun est peu rentable. Il est plus intéressant d’utiliser un système mixte,  dans lequel le voyageur se rend par lui-même à la gare la plus proche, puis effectue le reste du trajet en transport en commun.

A la station d’arrivée,  il doit pouvoir trouver un moyen de transport (bus, minibus, vélo, …) pour rejoindre rapidement sa destination finale,  s’il en est encore à quelques kilomètres. D’où l’idée aujourd’hui de transformer certaines gares en grands centres multimodaux.

avion Quelles solutions pour les avions ?

Les avions consomment presque autant d’énergie par passager qu’une voiture 4.  Et pour un aller retour Paris – New York, c’est une tonne de CO2 qui est émise par passager !

Les émissions de CO2 de l’aviation représentent 2,5 % de toutes les émissions fossiles, et 12 % de celles liées au transport. La question semble donc moins cruciale que pour le transport terrestre. Mais, d’une part le trafic aérien est en forte hausse, d’autre part, l’ensemble des émissions des avions ( CO2 et autres) ont un effet double au niveau de l’effet de serre (http://elib.dlr.de/59761/1/lee.pdf)

Pour limiter l’impact de l’aviation sur le climat,  les améliorations sur les moteurs et les avions seront essentielles.  Mais développer des solutions  pour remplacer à terme les combustibles fossiles va être nécessaire : les agro-carburants liquides et l’électrification ( batteries ou piles à combustible à l’hydrogène) sont les deux options les plus prometteuses .

Les agrocarburants de seconde génération ont déjà été testés sur des avions.  C’est la solution la plus simple, mais elle n’empêche pas une augmentation de l’effet de serre, car  l’ajout de CO2 en altitude a un impact plus important. L’avantage des réacteurs à hydrogène est de ne pas polluer du tout si l’hydrogène est produit par électrolyse utilisant de l’électricité produite sans émission de CO2 ou dans le futur, il est produit par des microorganismes de façon durable. Le problème qui limite  l’utilisation de l’hydrogène dans les transports est celle du poids des réservoirs (voir plus loin).

bateau Le transport de marchandises

Par km parcouru,  les trains, les porte-conteneurs, les péniches et les semi-remorques sont les modes de transport les plus efficaces du point de vue énergétique : chaque tonne transportée ne coûte que  quelques grammes de pétrole (entre  5 et 20 grammes). Les camionnettes et les avions consomment plus de 10 fois plus. Les trajets effectués en voiture personnelle consomment encore plus : environ de 3 à 5  kg de pétrole par km et par tonne de marchandises transportée. ( Voir la consommation des différents moyens de transport de marchandises)

Par exemple, pour livrer des marchandises (des tomates, des boissons, du riz, etc.), dans un magasin à 500 km du lieu de production, il faut 10 kg de gazole par tonne de marchandise voyageant dans un gros camion bien rempli de 30 tonnes (soit 300 kg de gazole  pour le moteur du camion) . Si  cette marchandise est achetée par 3 000 personnes (10 kg de marchandises chacune), devant faire 10 km en voiture aller-retour pour s’approvisionner au magasin, ces petits  trajets cumulés consomment en tout 1 500 kg de pétrole. Au niveau du transport, finalement, cette étape liée au consommateur est tout sauf négligeable dans le cycle de vie de l’objet. C’est le problème des centres commerciaux  qui ne sont accessibles qu’en voiture, loin des zones d’habitation. Ils ont été conçus quand on n’avait pas bien pris conscience des inconvénients des combustibles fossiles : on a laissé les zones commerciales s’installer à la périphérie des villes, et les villes s’étaler. Pour favoriser les économies d’énergie, des systèmes de livraison aux particuliers ou un retour au commerce local pourraient voir le jour, sous contrainte de présenter un coût peu élevé pour le consommateur.

ferroutage Et le ferroutage ?

Les émissions de CO2 sont de l’ordre de 100 fois plus faibles que celles d’un camion.

Le ferroutage, c’est à dire le transport associant le rail – sur les longues distances – et la route – sur les petites distances au départ et à l’arrivée – est intéressant en termes énergétiques et de pollution. Bien développé en Europe (il est en particulier très utilisé sur de longues distances entre l’Allemagne du Nord et les pays du Sud) ce mode de transport a du mal à s’imposer en France. En effet, 80 % du transport de marchandises en France se fait par la route et le rail ne contribue qu’à la hauteur de 12 %.

En 2007 une liaison quotidienne entre Perpignan et le Nord de la France a été mise en place. Cette liaison permet de transporter 30 000 remorques par an, soit environ 10% du trafic allant de la frontière Espagnole au Luxembourg. Elle réduit le coût du transport d’environ 10 % ainsi que la durée du trajet (14h30 au lieu de 17 à 22 heures). L’objectif est d’atteindre 300 000 camions par an à l’horizon 2012-2014 avec une dizaine de trajets quotidiens.

routes Routes, ponts et infrastructures

Routes, ponts, voies ferrées,  bâtiments … leur construction demande de l’énergie  et des ressources.

L’essentiel du bitume utilisé en France l’est sur les routes et les 2/3 des bétons sont destinés aux bâtiments et ouvrages d’art. La construction des infrastructures consommera-t-elle moins d’énergie dans le futur ? Il s’agit de diminuer les ressources nécessaires à leur construction, et surtout d’allonger leur durée de vie.

Par exemple,  un pont actuel a une durée de vie d’environ 100 ans. Au bout de 100 ans il faut pouvoir le modifier ou le détruire pour en construire un nouveau. A ce moment on est face à un casse-tête car la démolition n’a pas été prévue au départ, et  l’opération coûte très cher. Certes, les vieux matériaux de construction peuvent  être valorisés. Mais surtout, on réaliserait une économie importante  si l’on prévoyait  comment déconstruire les ouvrages d’art au moment de leur construction.

batterie Les batteries  du futur.

Les batteries stockent l’énergie sous forme chimique et la rendent sous forme électrique. Il s’agit de faire des batteries plus respectueuses de l’environnement.

Une voiture devant rouler entre 150 et 200 km a besoin d’au moins 30 kWh d’énergie utile. Environ 200 kg de nouvelles batteries (batteries au lithium) peuvent stocker cette énergie, avec une durée de vie autour de 100 000 km. Les batteries au Plomb par contre représentent une masse bien trop importante pour être utilisées ainsi.

Mais les  procédés actuels de production des batteries sont énergivores : la fabrication et le recyclage d’un kWh de batterie demandent environ 380 kWh, et libèrent 100 kg de CO2 !5. Pour l’avenir, il existe de nombreuses pistes de recherche : Par exemple actuellement, ce sont les électrodes des batteries qui sont les pièces les plus coûteuses en énergie à fabriquer. Il faudrait réussir  à les fabriquer en utilisant la chimie verte à partir de la biomasse : par exemple, un matériau composé de fer de phosphore et d’oxygène (FePO4) utilisé actuellement pourrait être, un jour, réalisé de façon biologique par des bactéries.

Un autre objectif qui est poursuivi dans les laboratoires de recherches aujourd’hui est de concevoir des batteries à base de végétaux. Elles utiliseraient des électrodes entièrement organiques, donc plus facilement recyclables, pour un coût faible. Peut-être verront-elles le jour dans 10 ou 20 ans ?

hydrogeneL’hydrogène dans les transports

L’hydrogène et les véhicules à pile à combustible.

Dans les véhicules à hydrogène, une pile à combustible produit de l’électricité qui est utilisée pour alimenter le moteur électrique du véhicule avec une batterie tampon.

L’avantage de l’hydrogène est que dans une « pile à combustible »6 le rendement pour fournir de l’électricité peut atteindre 50 %. En outre la pile fournit de la chaleur et de l’eau, produits par la réaction entre hydrogène et oxygène, mais pas de gaz à effet de serre ni autre polluant.

Il y a quand même quelques problèmes … le principal est que pour effectuer cette réaction entre hydrogène et oxygène, la pile a combustible utilise un « catalyseur », qui pour l’instant est en platine, un métal excessivement cher. Si toutes les voitures roulaient à l’hydrogène, elles utiliseraient presque 300 fois la production annuelle actuelle de platine …  il faudrait donc vraiment trouver d’autres matériaux catalyseurs. D’autre part, il faudrait aussi  produire l’hydrogène par électrolyse : de l’ordre de 250 à 300 TWh par an, ce qui représente 25 à 30 réacteurs nucléaires de 1 GW électrique ou 50 000 ou 60 000 éoliennes d’une puissance de 2 MW. Il faudrait aussi installer des distributeurs d’hydrogène partout sur les routes et en ville, en plus ou à la place des pompes à essence. On voit combien les investissements à réaliser sont importants.

Malgré ces difficultés, la voiture la hydrogène va-t-elle s’imposer pour remplacer l’essence ?  L’hydrogène est un gaz très léger, mais le principal problème à ce jour réside dans le réservoir ! Pour contenir de l’hydrogène sous pression il faut une bonbonne (en acier ou matériau composites) solide et  lourde de plusieurs dizaines de kg devant de plus offrir des garanties de sécurité en cas d’accident.  D’autres types de réservoirs sont envisagés dans le futur,  l’hydrogène étant stocké dans des matériaux servant en quelque sorte d' »éponges », ce qui éviterait ce défaut important. Pour l’instant ils sont encore peu adaptés aux contrainte d’une voiture. (Pour en savoir plus sur les réservoirs pour l’hydrogène, cliquer ici)

Renault-Nissan, Damler et Ford ont signé un accord début 2013 pour développer ensemble des voitures à hydrogène d’ici 20177. C’est que la pile à combustible apporte l’autonomie dont ne dispose pas le véhicule électrique équipé de batterie

s, tout en gardant les mêmes qualités (absence de pollution et limitation du bruit), un argument intéressant pour les consommateurs si le coût ne se révèle pas prohibitif.

ressources Recyclage des batteries et des matériaux

Nous entrons dans la société du recyclage.

L’utilisation de  batteries à grande échelle dans les transports implique un recyclage à grande échelle aussi du lithium, du cobalt et autres métaux utilisés dans les batteries. Des projets et des développements sont aujourd’hui en cours pour répondre à cette question.

D’ailleurs c’est l’ensemble de notre consommation qui est concernée par le recyclage : les déchets contiennent des ressources, qui ne doivent pas être gaspillées, celles-ci étant limitées sur notre Terre. C’est le principe général de l’économie circulaire.

Références Références

  1. 150 000 tonnes * 11 600 (kWh/tonne) * 365 j * 0,25  / 0,9 sous forme électrique []
  2. http://changement-climatique.ifpen.fr/dans-le-transport-faire-le-plein-d-economies []
  3. Le moteur hybride à compression http://www.lepoint.fr/auto-addict/innovations/tout-savoir-sur-l-hybrid-air-de-peugeot-et-citroen-23-01-2013-1619225_652.php []
  4. aujourd’hui un peu moins, grâce aux progrès faits sur les réacteurs []
  5. Les recherches sur  les batteries :http://www.celluleenergie.cnrs.fr/IMG/pdf/14-jean-marie_tarascon.pdf []
  6. Une présentation de Pragma industries sur les piles à combustible (cliquez ici) []
  7. voir http://www.afh2.org/fr/accord_daimler_ford_et_nissan et  le film en anglais sous titré : http://blog.alliance-renault-nissan.com/content/strategic-cooperation-between-daimler-and-renault-nissan-alliance-forms-agreement-ford-accel []

Moins d’énergie, moins de CO2, plus de confort

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futur_possible Habitat malin, à consommation réduite

futur_possible

Il a trois acteurs principaux dans un habitat : l’habitant, les sources d’énergie, et l’enveloppe, c’est à dire le bâtiment lui même. Quand ces trois éléments sont pris en compte dès la conception, la consommation d’énergie descend, le confort augmente. Par exemple, cette jolie  maison, ne consomme que 8000 kWh par an, tout compris, pour une surface de 200 m2 ! C’est  entre 5 et 10 fois moins que les maisons construites avant 1975.

Et pour arriver à une telle diminution de la consommation  d’énergie des habitants, le bâtiment utilise des techniques simples. Celles-ci peuvent encore être améliorées : il y a encore beaucoup d’imagination à avoir pour concevoir les enveloppes thermiques (notamment  pour la rénovation des bâtiments anciens), pour développer de nouvelles techniques de construction, pour avoir de bons diagnostiques thermiques, pour modéliser les bâtiments.

orientation Profiter de la lumière pour se chauffer

Un bâtiment bien orienté par rapport au soleil  peut profiter de l’énergie apportée par la lumière pour son chauffage. En été la circulation de l’air peut réaliser une climatisation naturelle. Les nouvelles maisons devraient utiliser ces principe plutôt que compter sur les radiateurs et climatisations énergivores 1.

isolation Isoler  le bâtiment et garder la chaleur

De façon spontanée un objet chaud refroidit et un objet froid se réchauffe. Un isolant thermique permet de limiter ce phénomène : ce qui est chaud reste chaud plus longtemps, et de même pour ce qui est froid.

Empêcher la chaleur de s’échapper d’un logement permet de réduire la consommation d’énergie de chauffage et/ou de climatisation.

Certains matériaux de construction sont naturellement de bons ou de mauvais isolants2. Par exemple, une chambre d’appartement séparée de l’extérieur par un simple mur de béton (épaisseur 10 cm, surface 10 m2 ) est très mal isolée : quand il fait froid dehors, pour une différence de température de 20°C entre l’extérieur et la pièce, la fuite de chaleur est de 2 kWh chaque heure.  Pour contrer cette fuite, et maintenir la température,  il faut  fournir ces 2 kWh à la pièce, en faisant fonctionner en permanence un radiateur puissant3.

Si ce mur est protégé par 20 cm de laine de roche ou de liège, la fuite de chaleur est réduite 40 fois. Le radiateur n’est pas nécessaire : un ordinateur allumé ou les occupants pourraient même dégager assez de chaleur pour chauffer la pièce !

pompe Le futur du chauffage électrique : les pompes à chaleur

La pompe à chaleur permet de faire passer de l’énergie thermique d’un endroit froid à  un endroit chaud ! C’est le contraire de ce qui se passe spontanément.

C’est le système de chauffage le plus performant : on s’aperçoit que quand on utilise  1 kWh électrique  (pour le compresseur), on arrive à  pomper 3 à 4 kWh de chaleur qui passe de l’endroit froid vers l’endroit chaud.

Toutefois, plus l’écart de températures est grand, moins le système est efficace, et certains systèmes doivent être réchauffés pour fonctionner sous 0 °C.

L’inconvénient de la pompe à chaleur est qu’elle est beaucoup plus chère à l’achat qu’un simple radiateur électrique (mais celui ci reviendra plus cher à l’usage) : il faut investir pour faire ensuite des économies.

equipement Choisir des équipements efficaces

En choisissant des appareils ménagers performants, on économise de l’énergie. Des progrès considérables ont été faits. Un réfrigérateur d’aujourd’hui consomme environ 300 kWh/an, soit environ 37 fois moins qu’un frigidaire des années 60. Toutefois il y a beaucoup plus de réfrigérateurs aujourd’hui qu’il y a cinquante ans 4 .

L’étiquette énergie, que l’on peut voir sur les appareils ménagers indique leur efficacité énergétique. Par exemple, un lave-linge ou un lave-vaisselle utilisant peu d’eau utilisent aussi moins d’électricité pour la chauffer. Ils peuvent être encore plus économes s’ils acceptent l’eau chaude d’un panneau solaire thermique, chauffée gratuitement.

puits_canadien Puits canadien, VMC et renouvellement de l’air

Dans les maisons très bien isolées, les échanges d’air sont limités. L’air est renouvelé par un système de ventilation naturel ou mécanique. Avant d’entrer dans l’habitat l’air extérieur est mis à température par un système peu énergivore : « puis canadien », VMC double flux, pompe à chaleur.

Le « puits canadien » est un conduit enterré de plusieurs dizaines de mètres de long. L’air y passe en hiver avant d’entrer dans la maison. A l’issue du trajet, l’air n’est plus glacial, et le chauffer avant qu’il n’entre dans l’habitat coûte moins cher. En été, l’air est rafraîchi par son passage sous terre, et l’air qui rentre par ce moyen dispense de climatisation. Au printemps, si la terre est fraiche, il n’est pas utilisé.

Un puits canadien doit être réalisé selon des règles précises, pour que l’eau de condensation ne puisse s’y accumuler. Sinon il devient un nid à bactéries.

eclairage Il y a lumière et lumière

Les lampes aussi doivent faire l’objet d’un choix judicieux. Les modèles à incandescence (lampes dites ordinaires qui disparaissent progressivement) produisent 5% de lumière et 95% de chaleur. C’est pourquoi elles sont bouillantes lorsqu’elles sont allumées. Les lampes fluocompactes (dites aussi basse consommation) émettent au contraire 80% de lumière et seulement 20% de chaleur. Elles sont plus chères mais durent en théorie plus longtemps (6 à 7 fois) si on ne les éteint et allume pas trop souvent (dans la pratique leur durée de vie dépasse rarement 5000 heures contre 2000 à 3000 heures pour une lampe halogène). Ainsi, une lampe à incandescence de 100 W peut être remplacée par une lampe fluocompacte de 15 W qui, sur sa durée de vie, permettra une économie théorique de plus de 300 kWh. Toutefois il ne faut les jeter n’importe où en fin de vie car elles comportent du mercure, un poison pour l’homme et l’environnement.

L’avenir est aux lampes utilisant des LED (en Anglais « light emission diodes », ou en français DEL : diodes électroluminescentes) qui consomment encore moins que les lampes fluorocompactes,  durent beaucoup plus longtemps (15 000 à 30 000 heures en pratique).  Leur rendement est proche de 15-20%, elles utilisent donc 5 fois moins d’électricité. La difficulté avec ces dispositifs est de produire une  lumière agréable, dont la teinte est proche de la lumière naturelle.

La lumière du jour, lorsqu’on peut l’utiliser, est encore plus économique … Bien aménager  un espace c’est aussi exploiter au maximum la lumière du jour : placer le plan de travail sous une fenêtre, opter pour des couleurs claires, bien orienter le bureau, etc.

transport_velo Éviter les transports énergivores

Selon l’endroit où l’on habite un véhicule est nécessaire ou non.

En France, les automobiles produisent en moyenne une tonne de CO2 par habitant et par an.  Une petite  voiture effectuant 60 km par jour produit 3  tonnes de CO2 par an, et une grosse voiture, 6 tonnes.

Les véhicules de l’avenir émettent beaucoup moins de CO2 : voiture, vélo, scooter électriques, par exemple.

D’autre part, un véhicule électrique possède une batterie qui pourrait fournir quelque centaines de Watt-heures d’électricité à toute la maison en cas de besoin.

fenetres Le secret des fenêtres isolantes

Le verre n’est pas un bon isolant thermique. Pour qu’une fenêtre soit néanmoins isolante, elle possède deux vitres séparées par une fine couche d’air. C’est elle qui procure l’isolation. C’est le principe des fenêtres à « double vitrage ». L’air  peut être remplacé par un autre gaz, encore meilleur isolant thermique.

Une fenêtre double vitrage d’un m2, soumise à une différence de température de 20°C, laisse fuir environ 0,03 kWh de chaleur par heure 5.  Les fenêtres à « triple vitrage » permettent de gagner encore un facteur 2 si nécessaire.

Mais des mesures simples permettent d’éviter les fuites de chaleur la nuit : les rideaux, les  volets  constituent de très bons moyens supplémentaires de réduire la fuite de chaleur.

casquette Une « casquette » pour faire de l’ombre

Un bon moyen de ne pas avoir trop chaud en été est de se mettre à l’ombre. Au sud, un toit qui dépasse fait de l’ombre à la fenêtre, en pleine journée, tout en laissant la lumière entrer le soir quand le soleil est plus bas.

Un arbre bien placé peut aussi faire de l’ombre au bon moment l’été. En hiver, s’il a perdu ses feuilles, il laisse passer la lumière.

panneaux Utiliser  l’énergie renouvelable disponible

Un panneau solaire thermique et un panneau photovoltaïque sur le toit permettent de produire chaleur et  électricité, pour obtenir un habitat autonome du point de vue énergétique, et utilisant une électricité sans carbone.Cette électricité peut aussi être cédée au réseau électrique, surtout en été.

L’électricité est fournie par le panneau solaire en courant continu, et il doit être transformé en courant alternatif de tension 220 V. Cette transformation fait perdre de l’énergie. Il faudrait que les appareils électroménagers puissent être alimentés directement avec du courant continu de 24 Volts !

energie_positive Innovation : les bâtiments à énergie positive

Ces bâtiments pilotes démontrent qu’il est possible de concevoir des bâtiments très peu consommateurs d’énergie,  avec des matériaux contenant peu d’énergie grise. Leurs faibles dépenses de fonctionnement peuvent amortir sur la durée le surcoût de leur fabrication.

Les BEPOS, bâtiments à énergie positive, ce sont des « Bâtiments Basse Consommation »(BBC) 6 qui possèdent sur le toit des panneaux photovoltaïques dont production d’électricité couvre en moyenne la consommation d’énergie annuelle du batiment.

fr_maison-zenLa Maison Zen, dans les Alpes est la première maison construite en France7 selon cette exigence. Exposition, ouvertures, isolation, pompes à chaleur, circulation d’air, échanges avec l’extérieur ont été pensés pour minimiser les besoins en énergie, avec un confort élevé. Elle a été construite avec des matériaux ayant une faible empreinte CO2. Sa surface est de 200 m2.

Les panneaux photovoltaïques qui constituent le toit sont des panneaux à couche mince. Ils   sont disposés sur les deux cotés du toit, donc y compris la face nord pour une production de 3000 kWh contre 7000 kWh au Sud, pour une surface un peu moindre au nord.

La maison est occupée par des bureaux (14 personnes en 2011). « Sur trois ans, du 12 Nov. 2007 au 11 Nov. 2010, la production photovoltaïque s’élève à 29 460 kWh (soit 9 820 kWh/an) et la consommation totale d’énergie (relevés compteur EDF) s’élève à 26 760 kWh (soit 8 920 kWh/ an) et 44,6 kWh/m².an. L’objectif de départ a donc été rempli. »8.

Ce bilan repose en premier lieu sur l’efficacité énergétique du bâtiment et des appareils électroménagers et informatiques. Mais elle repose aussi sur la manière de vivre des occupants, car dans une maison à si faible consommation,  l’impact des comportements devient prépondérant.

La sobriété énergétique des occupants  implique une plus grande attention aux dépenses d’énergie dans l’utilisation des appareils domestiques, le chauffage et l’aération des pièces.

annees_60 Rénovation des anciens bâtiments : la tour Bois le Prêtre

Une astuce à la base de cette rénovation qui fait économiser beaucoup d’énergie : la couche extérieure d’isolant thermique n’est pas posée sur le mur de l’immeuble. C’est une vaste enveloppe de verre, qui entoure le bâtiment en créant des jardins d’hiver pour tous les logements.

tour-bois-le-pretre-avantEn général, la rénovation de l’habitat ancien vise  plusieurs objectifs :

  • Un confort accru pour les occupants ;
  • Une consommation énergétique moindre, ce qui permettra d’amortir le coût des travaux ;
  • une réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour se conformer aux engagements de la France.
  • La prise en compte d’exigences environnementales diverses, pour un habitat durable.

En général, le coût de la rénovation est inférieur au coût de la démolition reconstruction, qui exige de plus de loger les habitants durant les travaux.

La rénovation de la Tour Bois le Prêtre9 (Paris) a valu l’Équerre d’argent à leurs auteurs en 2011. Elle comporte 100 logements.

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Le bâtiment datant de 1962 étant encore sain du point de vue de la structure,   mais ne correspondait plus du tout aux besoins des familles y habitant : isolation, installation de chauffage, nombre d’ascenseurs. Cette rénovation a été effectuée en maintenant les habitants dans leur logement. Elle réorganise l’espace, apporte des améliorations techniques. Elle offre plus de surface aux habitants par l’ajout de jardins d’hiver : la surface passe de 8 900 m2 à plus de 12 000 m2. Le confort été comme hiver est amélioré.

La performance énergétique passe à  82 kWh/m2, ce qui réduit de plus de la moitié  la facture énergétique. Le site de Druot (voir références) offre de nombreux documents sur cette rénovation.

futur_possible Innovation : le futur possible de l’habitat urbain 

Un projet d’habitat écologique innovant porté par une équipe d’étudiants  ingénieurs,  architectes, designers de Rhône Alpes a remporté  le Solar Decathlon Europe 2012 à Barcelone.

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Le projet « Canopea » a remporté ce concours international  proposé à des universités du monde entier. Le but du concours qui a lieu tous les deux ans, est de construire la maison de demain,  n’utilisant que le solaire comme source d’énergie.  Un genre de « Concept House », un démonstrateur,  très en avance sur son temps mais qui permet de tester les idées et les techniques.

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Le projet de la Team Rhône-Alpes10 était le seul à proposer  un habitat collectif de petits immeubles, appelés « Home-towers », qui s’inscrit dans un quartier.  Le coordonateur de l’aventure Pascal Rollet, enseignant à l’école d’architecture de Grenoble raconte11 :   «C’est un habitat simple, l’antithèse de la maison d’architecte ! Surtout, Canopea n’est pas un bâtiment seul mais un écosystème urbain, en relation avec des voisins, des transports. Qui a nécessité un travail collectif de Recherche & Développement de haut niveau pendant quatre années. Avec des milliers de règles, comme dans la réalité.»

Les dix critères étaient : architecture, ingénierie/ construction, fonctionnalité énergétique, balance énergétique, confort, fonctionnement, liens avec le social, industrialisation et marchés, innovation et développement durable. «C’était une folie, Pour ce marathon de deux semaines, nous avons piloté numériquement notre prototype comme un bateau à voile, en fixant des caps. Afin d’ajuster notre stratégie en direct pour répondre à dix épreuves.»

L’intérêt de cette recherche ne se limite pas à un bilan énergétique domestique. Par exemple «Il y a une cinquième roue oubliée, ajoute Rollet, la chaîne alimentaire. Une salade, pour arriver dans un magasin, parcourt en moyenne six cents kilomètres. On propose donc une ferme en étages à côté des tours, une agriculture urbaine biologique dans des bacs de terre, une invention savoyarde. Cela fonctionne et est agréé par l’Inra. On pourrait assurer le complément alimentaire du quartier en fruits et légumes.

Retrouvez l’article complet  dans le dossier de presse 12

puce Compléments

puce Références

  1. voir l’article sur le chauffage []
  2. voir l’article : Quels matériaux pour la construction ? []
  3. Matériau conductivité thermique(l) Épaisseur e (m) résistance thermique (e/ l)  Fuite : 10 m2 20°C en une heure
    laine de roche, liège 0,045  W/m/K 0,20 m  0,20/0,045 = 4,4 m2.K/W 20*10/4,4 ~ 0,05 kWh par heure
    béton 0,92     W/m/K 0,10 m   0,1/1,1 = 0,11 m2.k/W  20*10/0,11 ~ 2 kWh par heure

    []

  4. voir l’article Moins consommer, c’est mieux []
  5. Pour une fenêtre double vitrage ayant un assez bon coefficient  Ug=1,5 W/m2/K, le flux de chaleur à travers  1 m2, pour une différence de 20 °C est de  30 Wattheures par heure []
  6. selon la norme RT 2005 []
  7. []

  8. Suivi de performance de la Maison Z.E.N, 2007-2010, http://www.cythelia.fr/documents.html []
  9. Rénovation de la tour Bois le Prêtre

    []

  10. voir le site facebook de l’équipe : http://www.facebook.com/pages/CANOPEA-Solar-Decathlon-Europe-2012-Team-Rh%C3%B4ne-Alpes/207903355924726 []
  11. Dans le journal libération, voir le dossier de presse du projet : http://www.solardecathlon.fr/?page_id=270 []
  12. site http://www.solardecathlon.fr/?page_id=270 []
  13. http://www.dailymotion.com/video/xb784p_le-puit-canadien-et-la-ventilation_tech#.UTRgxDeUKWE []
  14. http://onetonnelife.com/ un cas intéressant, car ils ont pris en compte les 3 principaux postes d’émissions de CO2 pour un ménage : alimentation, logement, déplacement []