Le risque nucléaire

Le risque du nucléaire réside dans les rayonnements émis par les particules radioactives. La radioactivité est un phénomène naturel auquel nous sommes en permanence exposé, car le béton, le sable, la terre … et même les os du corps sont naturellement légèrement radioactifs.

Les effets  sur l’organisme dépendent des doses reçues. Ils sont à court, moyen ou long terme. A long terme il s’agit de cancers et leucémies. Mais pour des doses faibles, comme celles dues à  la radioactivité naturelle, l’existence d’effets négatifs n’est pas prouvée.

Suite aux deux accidents nucléaires très graves, à Tchernobyl (Ukraine, 1986) et à Fukushima (Japon, 2011), le risque nucléaire dû aux accidents est considéré comme le plus le plus élevé. Ces accidents ont révélé que,  même si leur risque estimé est faible ils ne sont pas négligeables, et  le prix à payer est très élevé.

L’accident de Tchernobyl

Il était dû à la désactivation des dispositifs de sécurité et autres actions non autorisées sur l’installation et qui ont mené à la destruction de l’enceinte du réacteur. Le cœur du réacteur à pris feu et a brûlé plus de 10 jours. Les produits radioactifs se sont répandus à proximité de la centrale pour les plus lourds,  et en Europe et au-delà, les plus légers et les gaz allant le plus loin au gré des vents et des pluies. En Ukraine, le niveau de contamination a obligé l’évacuation rapide et définitive des populations  vers d’autres régions.

L’Organisation Mondiale de la Santé et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique ont estimé en 2005 à environ 50 morts lors de l’accident, et 4 000 morts prématurées.  D’autres estimations donnent des chiffres très supérieurs[iii] à cause de l’effet de toutes petites expositions au rayonnent  d’un grand nombre d’individus en Europe et ailleurs.

L’accident de Fukushima 

Il a une origine différente, liée à la vague d’un Tsunami provoquant l’inondation provoquant l’arrêt de la centrale et du refroidissement du cœur du réacteur nucléaire, suivi par des fuites radioactives. C’est un défaut dans la conception qui est en cause, la centrale n’ayant pas été prévue pour affronter un  tsunami d’une telle ampleur.

Des produits radioactifs qui se sont échappés dans l’atmosphère ont été portés par les vents, surtout en direction de l’Est, vers la mer. La dilution autour de la Terre de ces produits dont la durée de vie n’est pas très longue,  a peu d’importance sur la santé et l’environnement. A proximité de la centrale, la population a dû être évacuée sur un périmètre de 20 km pour ne pas accumuler des doses d’irradiations trop importantes. Le coût de la contamination est estimé à plus de 100 milliards de dollars.