Biomasse, lumière, CO2 et effet de serre

Les végétaux croissent en absorbant de l’eau dans le sol et du dioxyde de carbone (CO2) dans l’air. L’eau et le CO2 réagissent ensemble pour former une molécule plus complexe, grâce à la lumière, en rejetant du dioxygène (O2)1.

Pour avoir un ordre de grandeur des quantités : en Europe, chaque m2 de sol reçoit en moyenne 3,5 kWh de lumière par jour, ce qui devrait permettre 250 kg de biomasse par an. Mais le rendement n’est pas de 100 %. L’efficacité du processus est faible : seulement entre 0,5 et 2% de la lumière disponible est transformée. La production est donc située entre 1 et 5 kg par m2, et par an, en moyenne ( entre 10 tonnes et 50 tonnes à l’hectare).

Une fois coupé et séché, le bois peut restituer l’énergie stockée sous forme chimique, en brûlant. Il peut aussi être converti en combustibles, liquides ou gazeux, plus commodes à utiliser. Cette combustion dégage du CO2 qui ne contribue pas à l’augmentation de l’effet de serre si l’on replante la même quantité de végétaux que celle qui est consommée. La production  de carburants issus de la biomasse devrait donc pouvoir remplacer les carburants fossiles, sans avoir leur impact sur l’effet de serre.

 

  1. Il faut environ 0,14 kWh de lumière pour fabriquer  30 g d’hydrate de carbone C6H12O6 []