Principe de la pompe à chaleur

Le principe est simple : on fait circuler un gaz dans un conduit, situé à l’extérieur, mais  à une température plus basse que celle de l’air ambiant. Il se réchauffe donc un peu, et on le comprime (à l’aide  d’un moteur électrique),  puis on le transfère dans le bâtiment déjà chaud.  La compression augmente sa température. On s’est arrangé pour le comprimer de façon à ce qu’il soit plus chaud que l’air de la pièce.

On lui laisse  le temps de communiquer son excès de chaleur à l’air de la pièce, puis on le renvoie dehors. On le détend alors, ce qui fait baisser non seulement sa pression mais aussi sa température.  On s’arrange pour que la détente abaisse sa température en dessous de la température de l’air extérieur. L’air le réchauffe donc un peu, et on le comprime, etc., etc.

Cette suite d’opérations (qui constitue un « cycle ») est continuée autant de fois que l’on veut.  A chaque cycle, un peu de la chaleur extérieure est apportée à l’intérieur grâce à ce mécanisme de compression et décompression.

Dans la réalité on utilise le passage de liquide à vapeur ou de vapeur à liquide d’un fluide pour stocker et libérer une plus grande quantité de chaleur rapidement à chaque cycle.

Moins consommer, c’est mieux :

En France, 47% de l’énergie produite est utilisée par les ménages pour leur usage domestique La consommation d’une résidence principale se répartit en moyenne de la manière suivante : 69% pour le chauffage, 12% pour la production d’eau chaude sanitaire, 12% pour des besoins spécifiques en électricité comme l’éclairage ou le réfrigérateur, et 7% pour la cuisson des aliments.

Il faut savoir qu’un réfrigérateur de type américain consomme 3 à 4 fois plus d’énergie que son homologue européen. Au moment d’acheter ou de renouveler un appareil ménager, cela vaut le coup de choisir un modèle économe en énergie.

L’électricité n’étant pas chère en France, on n’hésite pas à en consommer plus que de raison. Notre bonne conscience se rassure de ce que 90% de cette production est d’origine renouvelable ou nucléaire, donc sans émission de gaz carbonique. Mais, dans d’autres pays où l’électricité est souvent produite à partir de combustibles fossiles, notamment du charbon, le plus polluant d’entre eux, ce n’est pas le cas.

Même en France, pendant les heures de pointe, on utilise des centrales thermiques utilisant des combustibles fossiles qui émettent du CO2 lors de leur combustion. Au total, environ 10% de l’électricité française est produite par ce moyen. Consommer l’électricité aux heures creuses plutôt qu’à celle de forte demande produit moins de CO2.

Avant tout, la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Laisser une pièce allumée quand on n’y est pas ne sert à rien. Parcourir quelques centaines de mètres en marchant est plus efficace (en matière d’énergie) et plus sain pour l’environnement (mais aussi la santé) que de les faire en voiture. Se demander « est ce que je peux pas faire autrement ce que je m’apprête à faire ? » est un réflexe à acquérir.

Quels matériaux pour la construction ?

Le béton est le matériau manufacturé le plus utilisé. On met en œuvre en France chaque année 60 millions de m3 de béton, soit 1 m3 par habitant. Le béton moderne contient moins de 10% de ciment, le reste étant du sable et du gravier. Alors que le parpaing (moellon de béton) et la brique creuse ont été largement utilisées après la fin de la seconde guerre mondiale, de nouveaux matériaux sont aujourd’hui nécessaires pour satisfaire aux nouvelles normes d’isolation. Lire la suite

Eau chaude

Utiliser de l’eau c’est aussi consommer de l’énergie car il en faut pour la traiter, l’acheminer, la chauffer, etc.

L’objectif est donc de réduire notre consommation d’eau tout en conservant le même confort. Pour cela il faut d’une part éviter les fuites (un robinet qui goutte laisse écouler entre 5 et 20 m3/d’eau par an) et utiliser des moyens simples mais qui s’avèrent efficaces. Lire la suite

Chauffage et isolation de l’habitat

En France, le chauffage représente en moyenne 75% des dépenses énergétiques  d’une maison.

C’est le plus gros consommateur d’énergie à la maison. Baisser la température d’un logement de 1°C au voisinage de 20°C permet de diminuer la consommation de 7%. Dès lors, se contenter de 19°C à 20°C  dans les pièces où l’on vit et de 16°C à 17°C dans les chambres, plutôt que de 21 ou 22°C dans toute la maison, permet d’appréciables économies.

Prenons, pour donner un ordre de grandeur, un logement d’une centaine de m2 construit avant 1975. Ses besoins en chauffage seront de l’ordre de 30 000 kWh/an. Baisser d’environ 1°C la température moyenne dans le logement conduit à une économie de 2100 kWh/an, ce qui représente la consommation annuelle d’un réfrigérateur, d’un congélateur, d’un lave-linge, d’un lave-vaisselle et d’un sèche-linge réunis.

La température d’une pièce peut aussi être plus faible la nuit que le jour lorsque l’on y séjourne. Une gestion intelligente, utilisant les moyens électroniques modernes, de la température dans les différentes pièces et une programmation du chauffage tenant compte du jour et de la nuit, peut aussi faire économiser une dizaine de pour cents.

Le système de chauffage doit pour cela être convenablement entretenu. Un bon réglage, lors de la visite annuelle de suivi, peut faire chuter la consommation de 8 à 12%.

Si la maison possède un chauffage central, une bonne régulation peut permettre d’économiser jusqu’à 25% d’énergie. Une pompe à chaleur, plutôt que des convecteurs permet de diviser par 3 ou 4 la consommation d’électricité. par rapport à des radiateurs électriques classiques.

Sachant qu’un logement n’est jamais parfaitement isolé mais subit des pertes, un petit investissement dans l’isolation peut fortement améliorer les performances. Beaucoup de logements consomment encore beaucoup trop pour se chauffer. Un bâtiment construit avant 1975 réclame 330 kWh/m2/an. Le même satisfaisant à la réglementation de l’année 2000 ne consomme plus que 80 à 100 kWh/m2/an. L’objectif est aujourd’hui de 50 kWh/m2/an d’énergie primaire (RT 2012).

C’est vraiment l’isolation de l’habitat qui permet de réaliser les économies d’énergie les plus importantes.